Connaissez-vous Jacquot et Jacqueline ?
Jacquot n’est pas seulement le surnom donné à un oiseau bavard : c’est aussi le nom attribué à un type de pichet bien particulier.
Et sa particularité est d’être toujours accompagné de Jacqueline, son pendant féminin.
Ce couple de pichets anthropomorphes en faïence fine appartient à une vaste famille dont l’origine reste incertaine, entre histoire et légende.
Dans les années 1430, Jacqueline de Hainaut, fille de Marguerite de Bourgogne et petite-fille de Philippe le Hardi, aurait modelé des figurines en terre représentant une femme assise alors qu’elle était emprisonnée. Depuis la fenêtre de sa cellule, elle les aurait jetées à l’extérieur, où elles auraient été recueillies par des paysans de la région.
De cette histoire serait né le modèle initial de ces pots, fabriqués en grand nombre à partir du milieu du XVIIIᵉ siècle.
D’abord conçus dans les Flandres, ils furent ensuite produits en France, en Hollande, en Belgique, au Luxembourg, et jusqu’en Angleterre, où ils sont connus sous le nom de Toby Jugs.
À la fois décoratifs et utilitaires, ces pichets étaient souvent disposés sur les tables des tavernes. Avec leur allure truculente et bonhomme, ils invitaient les consommateurs à se resservir.
À la réouverture du MUDAAC, vous pourrez retrouver Jacquot et Jacqueline en vitrine.
En attendant, les collections restent accessibles en ligne ici : https://mudaac.vosges.fr/
© MUDAAC Épinal, clichés L’Œil Créatif
L’article Jacquot et Jacqueline, un drôle de duo dans les collections du MUDAAC est apparu en premier sur VosgesMAG.