Cette semaine, le rendez-vous du MUDAAC* vous propose de découvrir l’horloge du Boudiou, datant du début du XIXe siècle.
Cette horloge est l’un des rares témoins des mécanismes d’horlogerie qui ont rythmé le temps urbain au fronton des mairies ou aux clochers des églises.
Elle était installée à l’origine dans une porte édifiée au XIIIᵉ siècle, avant d’être intégrée aux remparts d’Épinal et connue sous le nom de porte de Rualménil. Véritable entrée principale de la ville, celle-ci constituait un point de convergence des quatre routes menant à Épinal.
Selon la tradition, l’horloge fut surnommée « Boudiou » - « menteuse » en patois local - en raison de son mécanisme en bois, particulièrement sensible aux variations d’hygrométrie, qui en altéraient la régularité.
Le dispositif comprend trois rouages verticaux, composés de roues en bois ou en fer, vraisemblablement datables du XIXᵉ siècle, car non forgées. Le rouage central actionne le pendule, transmet l’heure au cadran extérieur et commande la sonnerie. À droite (côté pendule), le rouage déclenchait la sonnerie des heures ; son opposé assurait une double fonction : la sonnerie des demi-heures et celle de l’angélus à 12 h 30.
Le cadran visible aujourd’hui ne peut être celui d’origine, sa taille étant trop réduite. Une aiguille unique indiquait à la fois les heures et les minutes - rappelant une autre manière de mesurer et de vivre le temps.
Charles Pensée (1799-1871), « La Porte du Boudiou », XIXe siècle, encre noire et graphite sur papier © MUDAAC Épinal, cliché Bernard Prud’homme *Le Musée Départemental d’Art Ancien et Contemporain (MUDAAC) est actuellement fermé au public pour cause de travaux
Charles Pensée (1799-1871), « La Porte du Boudiou », XIXe siècle, encre noire et graphite sur papier © MUDAAC Épinal, cliché Bernard Prud’homme *Le Musée Départemental d’Art Ancien et Contemporain (MUDAAC) est actuellement fermé au public pour cause de travaux
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